Chacun porte sa croix !
La Provence compte parmi ses sites d'exception
la célèbre montagne Ste Victoire de Cézanne,
autour d'Aix-en-Provence
en haut de laquelle se trouve la
Croix de la Ste Victoire. Son massif d'ancrage en maçonnerie
présente des signes de vieillissement (fissures, descellement
).
C'est pourquoi a été crée en place le projet
de consolidation de la croix, qui s'est achevé en juin dernier.
Après une phase d'étude et de diagnostic, à
laquelle le LERM a participé (voir ci-après), le syndicat
mixte du Grand Site Sainte-Victoire a fait réaliser les travaux
de restauration selon les préconisations de la charte HQE
(Haute Qualité Environnementale), le site étant classé
au titre de la loi de 1930, inscrit en zone Natura 2000 et depuis
peu, labellisé Grand Site.
L'accès étant difficle, les échafaudages,
le matériel de maçonnerie et de métallerie
ont été acheminés par héliportage.
Le chantier concernait la réparation des maçonneries
du piédestal, la partie métallique de la croix et
la mise en sécurité contre la foudre.
Le LERM, en tant que laboratoire conseil en matériaux
de construction, intervient aussi bien pour des essais
sur les matériaux que sur
site, pour des investigations, des mesures et des relevés,
en général dans le cadre de diagnostics
d'altération des matériaux en uvre. C'est
pourquoi, à la demande de l'architecte Stéphane Baumeige
et du Syndicat Mixte Départemental des Massifs Concors, nous
avons mené une phase d'étude pour la structure maçonnée
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Caractérisation
de la nature et de la constitution de la maçonnerie (parements
en pierres et mortiers internes) |
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Détermination
de la profondeur d'ancrage de la structure métallique
dans le massif maçonné |
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Préconisations
de renforcement en concertation avec le Maître d'uvre
et le BE structure |
Compte tenu des objectifs de la mission, les essais
réalisés, destinés à l'identification
des matériaux de la maçonnerie, ont permis tout particulièrement
de renseigner sur leur état de conservation et à révéler
leur incidence vis-à-vis du scellement des parties métalliques
de la croix. La méthodologie d'étude a été
la suivante :
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Relevé
des désordres et des altérations visibles sur
site |
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Auscultation
des parements maçonnés par radar
géophysique afin de caractériser le type de
constitution des maçonneries et rechercher la présence
d'armatures métalliques à l'intérieur |
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Réalisation
de carottages pour les essais en laboratoire (analyses
chimiques,
essais physiques et microscopiques
pour la caractérisation pétrophysique des pierres
en uvre et la caractérisation des mortiers et l'analyse
de leurs altérations
) |
Ces résultats et les études menées
sur la partie métallique ont permis de définir les
travaux à réaliser (maître d'ouvrage : Grand
Site Sainte Victoire, architecte : Stéphane Baumeige, entreprise
: Profil, pierre de taille: Astragale, BET: BETS, foudre : BET Séchaud)
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Maçonneries du piédestal |
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Parement
en tronc de pyramide démoli. La partie basse du parement
est réalisée en béton autoplaçant
architectonique reprenant dans la masse l'apparence du calcaire
local. |
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Socle
fissuré traité par injection de coulis de ciment
ultra-fin, ceinturage par fibre de carbone des pierres du fût
en pierre de Bibémus |
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Partie métallique |
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Vérification
de la partie métallique pour éviter la chute de
morceaux de fonte, enduit gras anti-rouille |
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Sécurité contre
la foudre |
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Pose
d'un paratonnerre et mise à la terre. |
A gauche, photo prise lors de l'étude sur
site avant diagnostic, et à droite, après les travaux
réalisés
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