Le Plan Patrimoine Antique sur tous les fronts !
Le Plan Patrimoine Antique lancé en région
PACA est une nouvelle étape dans la restauration des monuments
gallo-romains de notre région, et ce jusqu'en 2009.
En effet, en juillet 1999, le premier ministre a annoncé
le lancement de ce plan ambitieux de conservation et de mise en
valeur du patrimoine antique, dont les principaux monuments sont
inscrits par l'UNESCO sur la liste du patrimoine de l'humanité.
L'Etat et la région PACA s'engagent à mener à
bien ce projet, le plus grand pour le patrimoine antique depuis
les grandes campagnes de dégagement et de restauration du
XIXème siècle.
L'enveloppe globale du projet s'élève à plus
de 110 millions d'Euros ! L'Etat, la région, les conseils
généraux et les communes propriétaires en seront
les financeurs...
L'amphithéâtre d'Arles
C'est le premier des dix sites concernés par cette démarche.
L'étude préalable y a été menée
en 2001 par une équipe de spécialistes de compétences
diverses (étude historique et architecturale, relevés
photogrammétriques, problématique de restauration,
étude des matériaux) sous la direction de l'Architecte
en Chef des Patrimoine Bâti.
Le Lerm a été un des principaux acteurs
de cette étude, sur les thèmes suivants :
|
|
|
|
|
Assistance
au restaurateur pour le choix des méthodes
de nettoyage et pour l'élaboration, l'optimisation
et la caractérisation des mortiers de ragréage
à mettre en oeuvre...
|
|
|
Etude
non destructive de la maçonnerie par réflectométrie
radar afin de prendre en compte sa nature et son hétérogénéité
pour d'éventuelles injections de consolidation, accompagnée
d'une mise au point d'un coulis adapté aux résultats
obtenus
|
Un cahier des charges précis a pu être rédigé
et la mission du Lerm ne s'arrêtera pas à cette démarche
initiale et indispensable. Le suivi des travaux nous est partiellement
confié par la DRAC de la région PACA, notamment sur
les thèmes : pierres
de remplacement, ragréages et nettoyage.
Le chantier, débuté fin 2002 sur les sept premières
travées de l'amphithéâtre sera l'occasion de
pouvoir associer cette assistance utile au bon suivi des préconisations
de sauvegarde de ce prestigieux édifice.
Les Antiques de Saint Rémy de Provence
c'est le second site concerné par le Plan Patrimoine Antique.
Le Lerm y débute l'étude préalable avec toujours
autant de passion, de précision et de technicité que
pour le premier...et que pour tout autre monument témoignant
de notre passé architectural.
Le Mausolée de Jules : monument funéraire datant
des années 30-20 avant JC. Il fut élevé par
les Julii ( descendants d'une des grandes familles romaines) en
l'honneur de leur père et de leur grand-père. Particulièrement
bien conservé, il doit sa célébrité
à sa structure particulière et unique dans l'architecture
romaine connue à ce jour : un socle rectangulaire aux quatre
faces magnifiquement sculptées, surmonté d'un arc
de triomphe à double entrée, sur lequel est érigé
un petit temple rond à colonnes et à toiture pyramidale
abritant les effigies des deux personnes à qui est dédié
le monument.
L'arc de triomphe : Datant des années 20 après JC,
l'essentiel de sa partie supérieure a disparu. Restauré
au XVIIIème siècle, sa couverture est depuis constituée
de lauzes. Il est orné de très beaux reliefs illustrant
la conquête des Gaules par César. En revanche, les
fruits et feuillages, symoles de l'abondance, suggèrent les
bienfaits de la pax romana.
Cet ensemble est de nouveau en cours de restauration. Le Lerm intervient
au cours de l'étude préalable pour la caractérisation
des mortiers et pierres en oeuvre et de leurs altérations,
et pour l'assistance aux essais de restauration. Le programme
technique peut être résumé comme suit :
L'amphithéâtre de Cimiez (Nice)
Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Cet amphithéâtre,
moins connu que celui d'Arles n'en est pas moins un monument incontournable
du patrimoine azuréen. La restauration du troisième
ouvrage du Plan Patrimoine Antique vient de débuter...et
le Lerm y participe.
Ce petit édifice (67,20m x 56m) a été élevé
entre 7 et 6 avant JC par le sénat et le peuple romain. Au
Ier siècle de notre ère, il pouvait accueillir les
500 soldats de la garnison niçoise. Puis 12 gradins furent
ajoutés au début du IIIème siècle. Il
sert alors de limite entre les Gaules cisalpine et transalpine.
Ajourd'hui, après 2000 ans d'existence, il va retrouver
une seconde vie grâce à sa restauration.
Le Lerm a pour mission, dans le cadre de l'étude préalable
à la restauration "La caractérisation générale
des mortiers en oeuvre et de leurs altérations".
Les objectifs consistent à réaliser un diagnostic
général des altérations et des phénomènes
affectant les maçonneries antiques de l'édifice. La
méthodologie d'étude peut être décomposée
en trois phases :
|
|
Auscultation
des maçonneries à l'aide de méthodes
non detsructives (type radar),
afin d'obtenir des éléments sur leur constitution,
leur compacité résiduelle, leur comportement hydrique... |
|
|
Caractérisation des mortiers d'origine et de leurs
restaurations successives, ainsi que des briques d'assises (les
pierres ayant déjà fait l'objet d'identifications
antérieures) : examen au microscope
électronique à balayage, mesure de la masse
volumique et de la porosité, analyse minéralogique
(diffraction
des rayons X) |
|
|
Définition
des mesures d'assainissement ou de confortement compatibles
avec la natures des matériaux en oeuvre (mise au point
de coulis d'injection, de mortiers de ragréage...) afin
d'assurer la pérennité de l'édifice dans
des conditions compatibles avec sa valeur historique. |
|