GC' 2009... "Surveillance, maintenance
et fin de vie", entretien avec Christian Tridon PDG
de Artem et Président du STRRES (1), Christian Tridon a présidé
la Session 3 des Journées GC'2009, dont le thème était Surveillance,
maintenance et fin de vie. LERM Monsieur Tridon, pouvons-nous
faire le point sur les enjeux de la session dont le thème était
Surveillance, maintenance et fin de vie, cela dans le cadre de la thématique
générale de ces journées consacrées au cycle de vie
des ouvrages ? Christian Tridon Avec l'apparition du béton
armé, au 20e siècle, les ouvrages, sitôt achevés, commencent
à vieillir. Même dans les environnements peu agressifs, les échanges
avec l'environnement (eau et gaz) déclenchent des réactions physico-chimiques
qui dégradent progressivement le matériau. La majorité
des ouvrages de génie civil a aujourd'hui plus de 60 ans d'âge et
peut donc être considérée comme vieillissante. Le béton
coulé à cette époque était précisément
considéré comme béton (ce qui n'a d'ailleurs pas changé
dans l'imaginaire collectif). Nous abordons donc maintenant une phase de maintenance
curative lourde. Les pathologies du béton armées sont aujourd'hui
connues, recensée, explorées. Le fait nouveau, en génie civil,
outre les progrès sur le matériau proprement dit, est l'attention
développée à la mise en uvre du matériau : la
maintenance se déplace du curatif au préventif ; je dirais même
au prédictif. L'instrumentation des ouvrages, l'arsenal de contrôles
non destructifs permettent de surveiller en permanence les ouvrages et d'optimiser
tant en termes de coût que d'efficacité leur maintenance. C'est là,
me semble-t-il, ce dont on témoigné les communications consacrées
au thème de la surveillance des ouvrages. L'application de cette
instrumentation et de ce suivi s'effectue principalement aujourd'hui sur des ouvrages
exceptionnels. Cette pratique sert sans doute de laboratoire à une généralisation
de l'application à des parcs entiers d'ouvrages. LERM La
fin de vie des ouvrages a-t-elle été abordée ? Christian
Tridon Oui cela a été abordé par le biais de la déconstruction
et du remplacement d'ouvrages métalliques ferroviaires. Il faut reconnaître
que ce thème n'a pas été prioritaire dans cette session ;
il mérite sans doute davantage. Intéressant, cependant : avant la
déconstruction des ouvrages, leur réemploi avec changement de destination
Un exemple nous en a été donné par la transformation d'une
station d'épuration en réservoirs.
(1) Syndicat national
des entrepreneurs spécialistes de travaux de réparation et renforcement
de structures (syndicat affilié à la FNTP).
Lire
aussi : l'entretien
avec Jean-Marc Tanis, Président de la Session : Nouvelle forme de gouvernance l'entretien
avec Dominique Hoestlandt, Président de la Session : Performance technique,
environnementale et économique l'entretien
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