Les déchets en France : statuts et traitements
Source :
Ministère de l'Environnement et du Développement durable,
Direction de la prévention des pollution et des risques,
Sous-direction des produits et des déchets : Principaux
textes législatifs et réglementaires concernant les
déchets (avril 2006)
Cadre réglementaire
Le code de l'environnement
regroupe les grands principes du cadre réglementaire français
en ce qui concerne les déchets. Ces grands principes sont
les suivants :
définir la notion de déchet
réduire la quantité et la nocivité des déchets
dès la production
rendre le producteur du déchet responsable jusqu'à
l'élimination du déchet
organiser et limiter en distance le transport des déchets
(plans départementaux et régionaux)
valoriser les déchets par réemploi, recyclage, valorisation
ou récupération énergétique
assurer l'information du public
L'activité législative
met en uvre dans le droit français les différentes
directives européennes concernant les déchets.
Enfin, les notions de comportement
dans la durée d'un déchet et d'interaction de celui-ci
avec l'environnement sont progressivement intégrées
dans les textes réglementaires.
Sujets abordés :
Présentation chronologique
Loi
n°75-663 du 15 juillet 1975,
relative à l'élimination des déchets et à
la récupération des matériaux. Cette loi :
 |
fournit une définition
de la notion de déchet : " tout résidu
d'un processus de production, de transformation ou d'utilisation,
toute substance, matériau, produit ou, plus généralement,
tout bien nuisible abandonné, ou que son détenteur
destine à l'abandon
" (art.1) |
 |
énonce le principe
" pollueur payeur ", selon lequel la charge
du traitement et de l'élimination d'un déchet
revient au producteur du déchet. (art.2) |
 |
confie la responsabilité
de l'élimination des déchets ménagers aux
communes ou à leurs groupements (art.10-2) |
 |
incite les producteurs
de déchets à valoriser les déchets (art.
1-3) |
 |
énonce que le
transport, le commerce, l'élimination des déchets
sont des activités réglementées (art. 8-1) |
 |
prévoit la mise
en place de plans nationaux, régionaux
et départementaux d'élimination des déchets
(art.10, 10-1, 10-2) |
La
loi n°92-646 du 13 juillet 1992,
relativeà l'élimination des déchets ainsi qu'aux
installations classées pour la protection de l'environnement
:
 |
prévoit la réduction
de la production de déchets, ainsi que la réduction
de leur nocivité, en agissant en amont sur la fabrication
et la distribution des produits (art.1 I-1) |
 |
prévoit la valorisation
des déchets par réemploi, recyclage ou toute autre
action visant à obtenir des matériaux réutilisables
ou de l'énergie (art.1 I-3) |
 |
prévoit le traitement
ou l'élimination dans le cadre du principe de proximité
(art.1 I-2) |
 |
prévoit la mise
aux normes avant le 1er janvier 1996 des unités d'incinération,
avec, notamment, la mise en uvre d'un système de
traitement des fumées et de récupération
de l'énergie |
 |
donne une définition
du déchet ultime : " Est ultime, au sens
de la présente loi, un déchet, résultant
ou non du traitement d'un déchet, qui n'est plus susceptible
d'être traité dans les conditions techniques et
économiques du moment, notamment par extraction de la
part valorisable ou par réduction de son caractère
polluant ou dangereux. " (art.1 II) |
 |
prévoit que
"à compter du 1er juillet 2002, les installations
d'élimination des déchets par stockage ne seront
autorisées à accueillir que des déchets
ultimes." (art.1 III) |
 |
prévoit que
les exploitants d'installations de stockage de déchets
ménagers et de déchets industriels spéciaux
versent à l'ADEME une taxe proportionnelle à la
quantité de déchets stockés. (art.22-1) |
 |
prévoit la responsabilité
des exploitants des installations de stockage de déchets
vis-à-vis de leurs sites (garanties financières
pour la surveillance et la remise en état du site après
exploitation) (art.1 X) |
Le
décret 96-1009 du 18 novembre 1996,
relatif aux plans d'élimination de déchets industriels
spéciaux redéfinit les objectifs des plans d'élimination
des déchets. Ces plans doivent comprendre :
 |
les mesures qu'il est
recommandé de prendre pour prévenir l'augmentation
de la production de déchets ; |
 |
le recensement des
installations existantes d'élimination de ces déchets,
notamment par valorisation, incinération, co-incinération,
stockage, traitement physico-chimique ou biologique ; |
 |
des inventaires prospectifs
à terme de dix ans des quantités de déchets
à éliminer selon leur origine, leur nature et
leur composition ; |
 |
la mention des installations
qu'il apparaît nécessaire de créer afin
d'atteindre les objectifs définis aux articles 1er, 2,
et 2-1 de la loi du 15 juillet 1975, leur capacité et,
le cas échéant, leur localisation préconisée,
notamment en ce qui concerne les centres de stockage. |
La
circulaire ministérielle du 28 avril 1998
(dite circulaire Voynet) fixe aux plans départementaux d'élimination
des déchets des objectifs visant à dynamiser la politique
de prévention et de valorisation des déchets par rapport
aux filières de traitement que sont l'incinération
et le stockage.
Ainsi, au plan national, la moitié des déchets relevant
de la responsabilité des collectivités locales doivent
être collectés en vue de leur recyclage de leur compostage
ou de leur épandage.
La circulaire précise encore
la notion de déchet ultime :
" La définition très réductrice du
déchet ultime qui prévalait jusqu'à présent,
le définissait à tort comme les seuls résidus
d'incinération, faisait de cette technique un traitement
obligé
Le déchet ultime pouvant être mis en décharge
au-delà de juillet 2002 se définit comme la fraction
non " récupérable " des déchets et
non comme le seul résidu de l'incinération.
Cependant, deux conditions doivent être préalablement
remplies :
- la décharge sera conforme aux dispositions de l'arrêté
ministériel du 9 septembre 1997 relatif au stockage de déchets
ménagers et assimilés ;
- la décharge ne recevra pas de déchets bruts, c'est-à-dire
de déchets non issus de collectes séparatives et n'ayant
subi aucun processus de tri. "
La circulaire précise que, en
vertu de l'article L541-24 du Code de l'environnement, "
à compter du 1er juillet 2002, les installations d'élimination
des déchets par stockage ne seront autorisées à
accueillir que des déchets ultimes ".
La
Circulaire du 27 juin 2002 revient sur les conditions de respect
de cette échéance en précisant " que
le caractère ultime d'un déchet s'apprécie
au regard du système global de collecte et de traitement,
mais ne peut s'estimer à l'entrée d'une décharge
".
Les 9000 décharges illégales recensées en France
devront être fermées.
Présentation
thématique
DECHET,
DEFINITION
"Est un déchet
au sens du présent chapitre tout résidu d'un processus
de production, de transformation, ou d'utilisation, toute substance,
matériau, produit ou plus généralement tout
bien meuble abandonné ou que son détenteur destine
à l'abandon."
Code de l'Environnement Titre IV 1-1, Art. L. 541-1 .- II (Issu
de la Loi n°75-663 du 15 juillet 1975)
" Est ultime au sens du présent
chapitre un déchet, résultant ou non du traitement
d'un déchet, qui n'est plus susceptible d'être traité
dans les conditions techniques et économiques du moment,
notamment par extraction de la part valorisable ou par réduction
de son caractère polluant ou dangereux. " Code de
l'Environnement Titre IV 1-1, Art. L. 541-1 .- III (Issu de Loi
n°92-646 du 13 juillet 1992)
" La définition très
réductrice du déchet ultime qui prévalait jusqu'à
présent, le définissant à tort comme les seuls
résidus d'incinération, faisait de cette technique
un traitement obligé. L'examen des premiers plans adoptés,
basés sur cette conception du déchet ultime, a montré
que le recours à l'incinération était alors
à la fois presque systématique et important, et pouvait,
dans ces conditions, obérer les possibilités de développement
du recyclage et de la valorisation-matière
La combinaison des différentes composantes du système
d'élimination des déchets ménagers et assimilés
se traduit pratiquement par les objectifs de récupération
de matériaux, de traitement biologique,
, et détermine
ce que sera le " déchet ultime " pour le périmètre
concerné lorsque " son plan " sera mis en oeuvre.
"
Le notion de déchet ultime proposée
en 1992 puis précisée en 1998 n'est donc pas invariante
: le déchet ultime est propre à chaque périmètre
d'élimination et découle directement du contenu et
des objectifs du plan d'élimination proposé pour chaque
périmètre.
DECHETS, NOMENCLATURE
Cette liste des déchets dangereux
transpose la liste de la Décision européenne 2000-532.
Cette liste est non exhaustive et est sujette à réexamen
périodique.
La retranscription en droit national de cette directive a été
réalisée avec le décret 2002-540 du 18 avril
2002.
Textes
Décret
2002-540 du 18 avril 2002,
relatif à la classification des déchets transposant
la décision
200-503

INSTALLATIONS CLASSEES
POUR LA PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT (ICPE)
La réglementation définit
les contraintes juridiques et techniques d'exploitation d'une installation
listée dans le Décret du 20 mai 1953 (ICPE).
"Art. L. 511-1 (L. no 2001-44,
17 janv. 2001, art. 11).-Sont soumis aux dispositions du présent
titre les usines, ateliers, dépôts, chantiers et, d'une
manière générale, les installations exploitées
ou détenues par toute personne physique ou morale, publique
ou privée, qui peuvent présenter des dangers ou des
inconvénients soit pour la commodité du voisinage,
soit pour la santé, la sécurité, la salubrité
publiques, soit pour l'agriculture, soit pour la protection de la
nature et de l'environnement, soit pour la conservation des sites
et des monuments" ainsi que des éléments du patrimoine
archéologique ".
Les dispositions du présent titre sont également applicables
aux exploitations de carrières au sens des articles 1er et
4 du code minier. " Code de l'Environnement
Textes
Code de l'Environnement, livre
5, titre 1
Loi
76-663 du 19/07/76 relative aux installations classées
pour la protection de l'environnement intégrée au
Code de l'Environnement (L512-3) et décret
77-1133 modifié par le décret 2005-1170
du 13 septembre 2005.
Loi
93-3 du 04/01/93 relative aux carrières
Arrêté
du 30/12/02 relative au stockage de déchets dangereux
(transpose la directive Directive
1999/31/CE, dite directive Décharge)
LES
PLANS D'ELIMINATION DES DECHETS
1- Plans départementaux d'élimination
des déchets ménagers et assimilés
Chaque département est
couvert par un plan départemental ou interdépartemental
d'élimination des déchets ménagers
et assimilés. Ce plan est établi en concertation
avec des représentants des communes et de leurs groupements,
du conseil général, de l'état, des
organismes publics intéressés, des professionnels
concernés et des associations agréées
de protection de l'environnement.
Le plan dresse l'inventaire des types, des quantités
et des origines des déchets à éliminer,
y compris par valorisation, et des installations existantes
appropriées ;
Il énonce les priorités à retenir compte
tenu, notamment, des évolutions démographiques
et économiques prévisibles - pour la création
d'installations nouvelles,
- pour la collecte, le tri et le traitement des déchets
afin de garantir un niveau élevé de protection
de l'environnement compte tenu des moyens économiques
et financiers nécessaires à leur mise en oeuvre.
Textes
Code de l'Environnement
art. L541-14
Loi
n°92-646 du 13 juillet 1992 (modifiant la Loi
n°75-663 du 15 juillet 1975), relative à
l'élimination des déchets ainsi qu'aux installations
classées pour la protection de l'environnement
Le décret
96-1008 du 18 novembre 1996, relatif aux plans d'élimination
de déchets industriels spéciaux
La circulaire
ministérielle du 28 avril 1998 (dite circulaire
Voynet)
2- Plans régionaux pour les
déchets industriels et ménagers dangereux
Chaque région
est couverte par un plan régional ou interrégional
d'élimination des déchets industriels spéciaux.
Ce plan est élaboré en concertation avec des
représentants respectifs des collectivités
territoriales, de l'état et des organismes publics
concernés, des organisations professionnelles concourant
à la production et à l'élimination
des déchets et des associations agréées
de protection de l'environnement.
Ce plan comprend :
un inventaire prospectif à terme de dix ans des quantités
de déchets à éliminer selon leur origine,
leur nature et leur composition ;
un recensement des installations existantes d'élimination
de ces déchets ;
les priorités à retenir compte tenu notamment
des évolutions économiques et technologiques
prévisibles, parmi lesquelles, un centre de stockage
de ces déchets.
Code de l'Environnement art.
L541-13
Textes
Loi
n°92-646 du 13 juillet 1992 (modifiant
la
Loi n°75-663 du 15 juillet 1975), relative à
l'élimination des déchets ainsi qu'aux installations
classées pour la protection de l'environnement
Le décret
96-1008 du 18 novembre 1996, relatif aux plans d'élimination
de déchets industriels spéciaux
La circulaire
ministérielle du 28 avril 1998 (dite circulaire
Voynet) invite les préfets à recadrer le contenu
des plans en privilégiant autant que possible la
valorisation des déchets
Circulaire
du 15 février 2000, relative à la planification
de la gestion des déchets de chantier du bâtiment
et des travaux publics
|
TRAITEMENTS
DES DECHETS
1-
Stockage : mise en décharge des déchets (CET)
La Directive européenne "décharge"
et ses implications dans le droit français
Les conditions de stockage des
déchets ont été cadrées par l'adoption
de la Directive
1999/31/CE du 26 avril 1999 concernant la mise en décharge.
Les objectifs de la directive sont de prévenir les atteintes
à l'environnement par la mise en décharge, plus particulièrement
en ce concerne qui les eaux de surface, les eaux souterraines, le
sol, l'air et la santé humaine.
Cette directive prévoit l'orientation des déchets
vers les différents types de décharge en fonction
de deux éléments :
- La mise en place d'une procédure uniforme d'admission des
déchets, comportant des critères spécifiques
- Les méthodes d'essais normalisées et les valeurs
seuils associées à ces critères, pour chacune
des trois catégories de décharge.
Cette procédure d'admission des déchets doit être
déclinée en trois niveaux, le premier consistant en
la "détermination minutieuse du comportement à
court et long terme des déchets en matière de lixiviation,
(...), à l'aide de méthodes normalisées".
La notion de comportement des déchets apparaît donc,
dans cette directive, comme un critère d'admission des déchets,
quelle que soit la catégorie de décharge concernée.
Les décharges sont de trois types :
Décharges pour déchets non dangereux
Décharges pour déchets dangereux
Décharges pour déchets inertes
La Directive a été complétée
par Décision
du Conseil n°2003/33/CE de la Commission "établissant
des critères et des procédures pour l'admission des
déchets dans les décharges, conformément à
l'article 16 et à l'annexe II de la Directive 1999/31/CE
du Conseil concernant la mise en décharge des déchets".
Transposition
de la Directive européenne dans le droit français
Les installations d'élimination
des déchets sont soumises à la législation
sur les installations classées pour la protection de l'environnement
(Loi n°75-663
du 15/07/1975). Elles sont soumises à autorisation préfectorale
quel que soit le procédé employé, le volume
ou le niveau d'activité, régime qui, pour l'exploitant,
implique des contraintes juridiques et techniques lors de l'implantation,
de l'exploitation et de la cessation d'activité (Loi
76-663 du 19/07/76).
Décharge
de déchets inertes (Classe 3)
Site perméable destinée aux
déchets inertes, qui permet une migration rapide des lixiviats.
L'Arrêté
du 31 décembre 2004, relatif aux installations de stockage
de déchets industriels inertes provenant d'installations
classées (publié au JO du 1er mars 2005), transpose
la Directive
1999/31/CE du 26 avril 1999 en établissant des critères
et des procédures d'admission des déchets dans les
installations de stockage de déchets industriels inertes.
La procédure s'effectue en trois étapes :
caractérisation de base du déchet
vérification de la conformité
vérification sur place.
L'arrêté fournit ensuite
les règles d'exploitation des sites de stockage.
La Circulaire
du 21 mars 2005 relative à l'Arrêté ministériel
du 31 décembre 2004, lui-même relatif aux installations
de stockage de déchets industriels inertes provenant d'installations
classées précise certains points de l'Arrêté.
Un
nouveau Guide de bonnes pratiques relatif aux installations de stockage
de déchets inertes issus du BTP (Classe 3) a été
édité par le MEDD (juin 2004) afin de prendre en compte
les critères d'admission de la Décision européenne
du 19/12/2002.
Ce guide concerne les seuls déchets provenant des chantiers
du BTP ; il n'aborde pas la question des déchets potentiellement
pollués. Il y est précisé que " Les
références présentes dans ce guide seront mises
à jour en fonction des évolution réglementaires
relatives aux installations de stockage pour déchets inertes
".
Décharge
de déchets non dangereux (Classe 2)
Site semi perméable destiné
aux ordures ménagères et aux déchets industriels
banals, qui assure une migration lente des lixiviats à travers
une zone non saturée d'épaisseur suffisante.
Concernant la mise en décharge
des déchets non dangereux, les exigences de la Directive
et de la Décision n'apportent que peu de changement par rapport
aux dispositions de l'arrêté de 1997. C'est pourquoi,
deux arrêtés complémentaires ont été
pris rapidement (31 décembre 2001 et 3 avril 2002).
Décharge de déchets dangereux
(Classe 1)
Site imperméable, destiné
aux déchets industriels spéciaux, qui assure un confinement
convenable des déchets et des lixiviats.
Le travail de concertation entre les
différentes parties intéressées n'a pas permis
de respecter la première échéance du 16 juillet
2001 et il a donc été décidé d'attendre
la parution de la procédure, des critères et des seuils
d'admission (projet de Décision en l'occurrence) pour publier
le nouvel arrêté. Celui-ci est daté du 30 décembre
2002 et est paru au Journal Officiel le 16/04/2003. Il est complété
par la Circulaire du 10 juin 2003 relative aux installations de
stockage de déchets dangereux.
2- Incinération
des déchets
Pour les installations d'incinération
et de co-incinération des déchets, la réglementation
prescrit les procédures, les conditions d'exploitation et
les normes de rejet, dans le but de prévenir et de limiter
les effets négatifs sur l'environnement (émissions
dans l'air, les eaux de surface et les eaux souterraines, le sol
).
L'Arrêté du 20 septembre
2002, relatif aux installations d'incinération et de co-incinération
de déchets dangereux (modifié par l'Arrêté
du 10 février 2005) transpose le Directive 2000/76/CE sur
l'incinération des déchets. Les dispositions de cet
arrêté seront applicables aux installations existantes
à compter du 28 décembre 2005 (art. 35).
Le contexte normatif des
déchets
Le besoin de normalisation dans le domaine
des déchets est apparu progressivement, avec la mise en place
des règlementations nationales et européennes. En
1992, le Comité Européen de Normalisation (CEN) a
mis en place le Comité Technique (TC) 292 pour l'élaboration
des normes européennes caractérisant les déchets.
La famille des déchets minéraux
est vaste, et les mêmes questions se posent pour l'avenir
de ces produits potentiellement polluants : quelle solution de stockage
ou quelle filière de valorisation choisir dans le cadre d'une
garantie de sécurité environnementale à long
terme ?
La caractérisation des déchets
est donc une phase préalable essentielle de la démarche
: elle permet de décrire le déchet, de le connaître
et d'anticiper sur son comportement à venir. Les domaines
suivants font donc l'objet d'une réflexion normative:
- la caractérisation des déchets, les essais de lixiviations
et l'analyse des lixiviats, l'analyse des déchets, le comportement
à long terme des déchets, l'éco-toxicologie
des déchets.
- les contraintes de stockage ont également
généré un travail normatif sur la perméabilité
des formations géologiques.
La commission française X30 travaille
particulièrement à la réalisation d'un programme
de normalisation concernant la caractérisation des déchets
ménagers, ainsi que des matériaux issus du tri de
ces déchets.
Le sixième
programme d'action communautaire pour l'environnement
Ce programme a été
avalisé le 22 juillet 2002 par le Parlement européen
et le Conseil. Il définit les priorités et objectifs
de la politique environnementale de la Communauté jusqu'en
2010 et au-delà, et détaille les mesures à
prendre pour contribuer à la mise en uvre de la stratégie
de l'Union européenne en matière de développement
durable. Les déchets y figurent comme une thématique
prioritaire.
Les objectifs du programme en matière de déchets sont
les suivants :
 |
priorité à
la prévention des déchets avant la valorisation
puis l'élimination. La prévention des déchets
doit se faire aussi bien en termes quantitatifs et qualitatifs
(dangerosité) |
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les déchets
destinés à élimination finale doivent diminuer
de 20% d'ici 2010 et 50% d'ici 2050 par rapport aux chiffres
de 2000 |
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le volume de déchets
dangereux doit diminuer de 20% d'ici 2010 et 50% d'ici 2020
par rapport aux chiffres de 2000
les déchets doivent être traités à
proximité des lieux de production |
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