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Lettre n° 16 : "La valorisation des déchets"

LERM INFOS - Lettre indépendante d'information technique et scientifique sur les matériaux
Parution
trimestrielle gratuite.




S O M M A I R E



DOSSIERS TECHNIQUES :

- Analyse de la directive européenne sur les déchets

- Guide sur l'acceptabilité
des matériaux alternatifs


- ARDEVIE : la plate-forme

- ARDEVIE : Entretien

- De la démolition à
la déconstruction : Entretien

ACTUALITES :
- Retour sur "POLLUTEC 2009"
- Les voeux font du bruit
- Performance énergétique...
- Actes du Colloque BFUP 2009
- Actualité normative :
Le fascicule FD P 18-011
- L'environnement en veille

- ERINOH : Digues et barrrages
- Actualité documentaire : routes

L'AGENDA :
- LCPC "Routes 2010"
- RILEM Spring 2010
- BaTiCeco 2010
- Intersol' 2010
- Dépôt ANR pour ECOTECH
- Colloque "CONSERBATI 2010"

NOS METIERS :
- Bâtiment / Génie civil
- Environnement
- Patrimoîne Bâti

LES AUTRES LERM INFOS:
- consultez toutes nos lettres d'information

 

Editorial

 

"Si nous feuilletons notre collection de Lettres d‘information, deux mots clés rendent compte d’une préoccupation qui traverse l’ensemble de nos activités de recherche et d’expertise : pérennité du bâti et durabilité des matériaux.

Cette durabilité est certes la qualité de ce qui dure ou de ce qui sait durer. C'est, nous dit la norme X60-500, l'aptitude d'un bien à accomplir une fonction jusqu'à ce qu'un état limite soit atteint : durée de vie d’un ouvrage, durée de service d’une structure, fonctionnalité continue d’un matériau. Nous avons rendu compte à plusieurs reprises de notre implication dans la démarche durabilité d’ouvrages ou de matériaux. Mais la durabilité, l’actualité économique et l’actualité environnementale (qui, au fond, tendent à devenir synonymes) le montrent, doit aussi garantir, dans une société qui évolue en permanence, la durée même des conditions de cette évolution.

Le passage de la quiétude de la durée à l’inquiétude de la durabilité, traduit ce dynamisme de notre société : comme toute les sociétés, elle doit d’abord assurer les conditions de sa reproduction, et donc de sa durée ; mais, du fait du rythme de ses propres transformations, elle n’assure cette reproduction que dans le cadre d’une durée toujours compromise par son mouvement même et donc inquiète de sa propre durabilité. C’est de cette tension que rend compte le concept problématique de développement durable que nous avons déjà abordé.

« Ce qui dure le plus, c’est ce qui recommence le mieux » écrivait le philosophe des sciences Gaston Bachelard dans la Dialectique de la durée (1950). Nous le comprenons d’autant mieux aujourd’hui que l’impératif de durabilité nous enjoint de recycler nos produits, ce que nous ne pouvons faire sans recycler aussi nos concepts.

 Le développement qui exploitait la nature comme si elle nous était extérieure et inépuisable doit muer lui-même en une nouvelle nature du développement. Il ne s’agit pas là d’un jeu de mots mais d’un enjeu bien réel pour l’avenir : substituer aux ressources naturelles non renouvelables, des ressources renouvelables ou alternatives.

Cette lettre d’information, après celle consacrée au Construire durable, s’intéresse aux matières premières alternatives et à leur environnement réglementaire. Déconstruction, recyclage, valorisation seront donc ici notre fil conducteur. Le fait qu’on ait forgé des concepts comme celui, merveilleux finalement, de matière première secondaire (MPS), montre bien les mutations technologiques et philosophiques qui sont en cours et dans lesquelles notre laboratoire est impliqué.

Et puisque, par le sujet que nous traitons ici, nous sommes dans l’anticipation, toute l’équipe du LERM se joint à nous pour vous souhaiter une excellente nouvelle année.

Bonne lecture ! "

Bernard QUENEE - Gilles MARTINET - Directeurs Généraux du LERM.

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DOSSIER TECHNIQUE : " La valorisation des déchets"

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S O M M A I R E



DOSSIERS TECHNIQUES :

- Analyse de la directive européenne sur les déchets

- Guide sur l'acceptabilité
des matériaux alternatifs


- ARDEVIE : la plate-forme

- ARDEVIE : Entretien

- De la démolition à
la déconstruction : Entretien

ACTUALITES :
- Retour sur "POLLUTEC 2009"
- Les voeux font du bruit
- Performance énergétique...
- Actes du Colloque BFUP 2009
- Actualité normative :
Le fascicule FD P 18-011
- L'environnement en veille

- ERINOH : Digues et barrrages
- Actualité documentaire : routes

L'AGENDA :
- LCPC "Routes 2010"
- RILEM Spring 2010
- BaTiCeco 2010
- Intersol' 2010
- Dépôt ANR pour ECOTECH

- Colloque "CONSERBATI 2010"

NOS METIERS :
- Bâtiment / Génie civil
- Environnement
- Patrimoîne Bâti

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// Directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil
relative aux déchets et abrogeant certaines directives
.

Contenu de la directive
La directive établit des mesures visant à protéger l'environnement ainsi que la santé humaine par la prévention ou la réduction des effets nocifs de la production et de la gestion des déchets, et par une amélioration de l'efficacité des ressources qui permette  une réduction des incidences de leur utilisation.

dechetsA cette fin, elle précise les notions de base en matière de gestion des déchets telles que celles des déchets, de la valorisation et de l’élimination. En amont même du problème, elle renforce les mesures à prendre en matière de prévention des déchets. Ensuite, elle encourage la valorisation des déchets et l’utilisation de matériaux de valorisation afin de préserver les ressources naturelles.
Dans le cadre de cette approche nouvelle de la gestion des déchets qui met l'accent sur la prévention, les états membres devront élaborer et mettre en œuvre des programmes de prévention des déchets au plus tard le 12 décembre 2013. La Commission européenne constatera régulièrement les progrès réalisés dans ce domaine.
Cette nouvelle approche hiérarchise le traitement des déchets, applicable dans le cadre de la définition des politiques nationales de gestion des déchets, qui prévoit les cinq actions suivantes par ordre de priorité (article 4) :





1.

prévention des déchets (solution à privilégier)

2.

réemploi

3.

recyclage

4.

valorisation (y compris la valorisation énergétique)

5.

élimination des déchets, en dernier recours

La directive considère l'incinération des déchets à haut rendement énergétique comme une opération de valorisation, à condition qu'elle réponde à certains critères de rendement énergétique.

Transparence des politiques et gestion durable
Les États membres doivent veiller à ce que l'élaboration de la législation et de la politique en matière de déchets soit complète et transparente et respecte
les règles nationales en vigueur quant à la consultation et à la participation des parties concernées et de la population. Ils doivent tenir compte des principes généraux de précaution et de gestion durable en matière de protection de l'environnement, de la faisabilité technique et de la viabilité économique, de la protection des ressources ainsi que des effets globaux sur l'environnement et la santé humaine, et des effets économiques et sociaux.


Responsabilité des producteurs
En vue de renforcer la prévention, le réemploi, le recyclage et la valorisation en matière de déchets, les états membres peuvent prendre des mesures législatives ou non pour que la personne physique ou morale qui élabore, fabrique, manipule, traite, vend ou importe des produits (le producteur du produit) soit soumise au régime de responsabilité élargie des producteurs. De telles mesures peuvent prévoir l'obligation de fournir des informations accessibles au public concernant la recyclabilité et la réemployabilité du produit.

Réemploi et recyclage
La collecte séparée des déchets sera instaurée d'ici 2015 au moins pour les déchets suivants : papier, métal, plastique et verre. Afin de tendre vers une société du recyclage, avec un haut niveau de rendement des ressources, les États membres prendront les mesures nécessaires pour parvenir aux objectifs suivants :

d'ici 2020, la préparation en vue du réemploi et le recyclage des déchets tels que, au moins, le papier, le métal, le plastique et le verre contenus dans les déchets ménagers et, éventuellement, dans les déchets d'autres origines pour autant que ces flux de déchets soient assimilés aux déchets ménagers, passent à un minimum de 50% en poids global;

d'ici 2020, la préparation en vue du réemploi, le recyclage et les autres formules de valorisation matière - y compris les opérations de remblayage qui utilisent des déchets au lieu d'autres matériaux - des déchets non dangereux de construction et de démolition, à l'exclusion des matériaux géologiques naturels définis dans la catégorie 17 du catalogue européen des déchets, passent à un minimum de 70% en poids.

Pour le 31 décembre 2014 au plus tard, la Commission examinera les mesures et les objectifs visés à la directive en vue de renforcer les objectifs et d'envisager de définir des objectifs pour d'autres flux de déchets.

Simplification et modernisation
La directive clarifie les notions de valorisation, d'élimination, de fin du statut de déchet et de sous-produit.

Déchets et sous produits
D’après le texte, un déchet  doit s’entendre de toute substance ou de tout objet dont le détenteur se défait ou dont il a l’intention ou l’obligation de se défaire. Au contraire, sera considéré comme un  sous-produit toute substance ou objet issu d’un processus de production dont le but premier n’est pas la production de cette substance ou objet, à condition notamment que son utilisation ultérieure soit certaine, et qu’il puisse être utilisé directement sans traitement supplémentaire.
Des mesures peuvent être adoptées en vue de déterminer les critères à respecter pour que des substances ou objets spécifiques soient considérés
comme des sous-produits et non comme des déchets au sens de l'article 3.

Discussion
"La notion de sous produit reste cependant questionnable : une telle «matière» issue d’un processus de production devra remplir 4 conditions (article 5), parmi lesquelles une utilisation «certaine» ultérieure, ou une utilisation directe sans traitement supplémentaire autre que les pratiques industrielles courantes. Si l’utilisation d’une matière est certaine, pourquoi ne s’agit-il pas tout simplement d’un produit ?... et qu’est-ce, au juste que des pratiques industrielles courantes ?"

Valorisation
La valorisation désigne toute opération qui a pour résultat de rendre des déchets utiles en remplaçant d’autres matières qui auraient été utilisées
à une fin particulière. Ces matières peuvent également être préparées (contrôle, nettoyage, réparation sans autre opération de prétraitement)
ou recyclées (retraitement préalable des matière organiques) en vue de leur réemploi. A ce titre, les déchets qui ont subi une opération de valorisation ou de recyclage pourront perdre leur statut de déchets à condition de respecter les conditions définies à l’article 6 de la directive.

Sortie du statut de déchet
Un tel produit devra remplir 4 critères (article 6) :

la substance ou l'objet est couramment utilisé à des fins spécifiques

il existe un marché ou une demande pour une telle substance ou un tel objet

la substance ou l'objet remplit les exigences techniques aux fins spécifiques et respecte la législation et les normes applicables aux produits

l'utilisation de la substance ou de l'objet n'aura pas d'effets globaux nocifs pour l'environnement ou la santé humaine.

La directive définit les conditions du mélange des déchets dangereux.
Elle prévoit des mesures pour encourager la collecte séparée des biodéchets à des fins de compostage et de digestion.
Elle oblige les États membres à prendre des mesures en matière de contrôle des déchets dangereux.

Déchets dangereux
Pour ce qui concerne les déchets dangereux,  les états devront prendre toutes les mesures nécessaires à assurer la traçabilité des déchets dangereux depuis le stade de leur production jusqu’à leur destination finale et veiller à ce que lors de la collecte, du transport et du stockage temporaire, les déchets dangereux soient emballés et étiquetés conformément aux normes internationales et communautaires en vigueur.

Enfin, la directive abroge la directive-cadre en vigueur relative aux déchets (2006/12/CE), la directive relative aux déchets dangereux (91/689/CEE) et une partie de la directive concernant l'élimination des huiles usagées (75/439/CEE).

 

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// Le guide de l'acceptabilité des matériaux alternatifs


Le Guide sur "L’acceptabilité en techniques routières de matériaux alternatifs dont ceux issus de déchets" viendra conclure plus de deux années de travail d’un groupe constitué par MEEDDAT, ADEME, BRGM, CETE, INERIS, INSA, LCPC et SETRA. Ce guide, qui a été présenté aux professionnels des déchets et des TP le 19 mai 2009 est actuellement en cours de publication et paraîtra dans le premier trimestre de 2010.

L’objectif du guide est de palier au manque de réglementation sur l’utilisation de déchets en travaux publics et de fournir un référentiel commun aux maîtres d’ouvrages publics qui leur permette de juger d’une réponse à un appel d'offres proposant l’utilisation de déchets ou d’un matériau hors spécifications.

S’inscrivant dans le courant volontariste de valorisation des déchets que dessinent conjointement la révision de la directive européenne sur les déchets (voir notre article) et les engagements du Grenelle de l’environnement,
ce guide ouvre la voie à des études de valorisation. Dans ce domaine, le LERM, fort de sa compétence et de son expérience se tient prêt à
accompagner les porteurs de projets.

Ce document devrait ouvrir la voie à de nouvelles démarches de valorisation en techniques routières en proposant :

  1. une procédure simplifiée pour les déchets admissibles en installation de stockage pour déchets inertes
  2. une interdiction de valorisation des déchets dangereux
  3. une méthodologie en 5 points pour la valorisation de certains déchets non dangereux
  4. la possibilité d’études complémentaires pour les autres déchets non dangereux

La méthodologie recommandée est applicable aux matériaux granulaires (de granularité classiquement rencontrée en TP) ou utilisés sous forme de fillers ou de liants, à l’exclusion des matériaux alternatifs issus de déchets dangereux.

Ce document doit être accompagné de guides d'application qui seront destinés aux maîtres d'ouvrage et maîtres d'oeuvre qui souhaitent utiliser des matériaux alternatifs dans leurs projets routiers.

 

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// ARDEVIE : recherche et expertise sur les déchets

 


Associant l'INERIS (Institut National de l'Environnement Industriel et des Risques), le CEREGE (Centre Européen de Recherche et d'Enseignement des Géosciences de l'Environnement) et le LERM, Ardevie est un réseau de partenaires publics et privés experts en traitement et valorisation des déchets, co-produits et effluents.
Il ne s'agit donc pas seulement de la plateforme que nous avions présentée dans une précédente Lettre d'information, mais d'une équipe qui mutualise des compétences pour proposer des services dans le domaine de la valorisation matériau des déchets.


Domaine d'activité d'ARDEVIE
Les compétences associées des partenaires permet la conception et la formulation de matériaux pour le bâtiment, le génie civil, les techniques routières, les nanomatériaux.
La conception de matériaux inclut la transformation des déchets en matières premières secondaires de substitution aux ressources naturelles non renouvelables. Cette activité de transformation des déchets est encadrée par une capacité d'évaluation et de maîtrise des risques liés au filières de valorisation des déchets.
Dans le cadre de cette démarche de conception de matériaux, la capacité à conduire des analyses de cycle de vie, place la démarche dans une perspective d'écoconception et d'écodurabilité.

Les prestations d'ARDEVIE :
Dans le cadre des thématiques décrites ci-dessus, ARDEVIE propose de l'assistance technique, de la Recherche & développement et le transferts de compétences

Assistance technique
Caractérisation de déchets
Veille réglementaire et normative
Accompagnement scientifique et technique pour innovation dans les filières de valorisation des déchets
Evluation environnementale des matières premières secondaires
Recherche & développement
Développement de nouvelles voies de valorisation de matières premières secondaires
développement d'outils nouveaux de caractérisation du comportement de déchets ou de matériaux
Etude et modélisation des interactions entres structures des matériaux et déchets
Etude du transferts, de l'écotoxicité et de la biodisponibilité des polluants dans l'environnement

L'équipe des partenaires associés déploie un éventail de compétences complémentaires :

caractérisation minéralogique et structurale multi-échelle
chimie de l'environnement
formulation pour stabilisation et valorisation des déchets
formulation de matériaux innovants
évaluation des risques et des impacts environnementaux

Pour mieux faire connaître ses propositions et ses moyens, ARDEVIE se présente sur son site : www.ardevie.eu
et sur la plaquette que vous pouvez télécharger.

 

 

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// ARDEVIE : Un outil prêt pour une société du recyclage

Entretien avec Claire de Guiza, Correspondante locale du Pôle Risques et vulnérabilités des territoires au sein de la DIRECCTE.

LERM
Claire de Guisa, vous appartenez à la DIRECCTE, pouvez-vous nous présenter cette nouvelle Direction régionale ?
Claire de Guiza
"Nouvelle, c’est bien le mot, puisque la création des DIRECCTE en régions doit s’échelonner sur l’année 2010… Celle de PACA, à laquelle j’appartiens, existe déjà.
La création des Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation du travail et de l’emploi (DIRECCTE) correspond à  la simplification de l’organisation de « l’Etat territorial ». La DIRECCTE constitue ainsi l’une des huit nouvelles structures régionales, au lieu de 25 précédemment , placées auprès du Préfet de région.
Elle pilote et met en œuvre les politiques publiques placées sous la responsabilité des Ministres de l’économie, de l’industrie et de l’emploi et du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville, avec l’accompagnement des entreprises en facteur commun."

 

LERM
Comment avez-vous été amenée à rencontrer ARDEVIE ?
Claire de Guiza
"Chaque pôle de compétitivité, en France, est suivi par un correspondant interministériel unique et un correspondant local pour l’Etat.
En lien avec la préfecture de région,  ce correspondant local est le facilitateur et l’interface du pôle dans ses demandes de financement auprès de l’Etat, et dans de nombreux autres échanges.
Je suis donc correspondante du Pôle «Gestion des risques et vulnérabilités des territoires», pôle qui concerne PACA et Languedoc-Roussillon.
L’une des vocations de ce pôle est la maîtrise des risques technologiques pour le traitement des déchets industriels.
Il se trouve que l’INERIS, le CEREGE  et le LERM appartiennent au « Pôle Risques » et sont également les acteurs de ARDEVIE, qui est, en quelque sorte, la plateforme thématique expérimentale déchets du Pôle. l’INERIS, le CEREGE  y participent en tant qu’acteurs institutionnels et le LERM en tant qu’acteur privé.

Le grand intérêt de cette plateforme est de pouvoir porter des projets mutualisés entre plusieurs clients et d’apporter des solutions innovantes qui satisfont à la fois l’intérêt général et les clients particuliers qui apportent leurs problématiques."

 

LERM
Où en est ARDEVIE aujourd’hui ?
Claire de Guiza
"Au cours de l’année 2009, nous avons commandé une étude pour connaître la perception du positionnement de ARDEVIE par les acteurs de la filière et pour définir les axes de son développement. Nous avons été confortés dans l’idée que  la communication et l’identification de la plateforme était à présent des facteurs essentiels de la croissance de ses activités. Un travail de mise en ligne du site de la plateforme et d’édition d’une plaquette a d’ailleurs été entrepris. L’outil existe donc, il convient maintenant que les possesseurs de déchets industriels s’en saisissent."

 

LERM
Selon vous, qu’est-ce qui les motivera à le faire ?
Claire de Guiza
"Il me semble que c’est la convergence de réponses techniques adaptées et économiques, d’impératifs règlementaires et de nécessités environnementales qui motivera  les détenteurs de gisements de déchets à chercher des voies de valorisation.
La question de la santé publique est un bon exemple d’un élément décisif de passage à l’action. Le groupe santé du Grenelle de l’environnement
a souligné la nécessité d’une approche globale de la santé et proposé la prise en compte explicite de la politique environnementale en tant que composante d’une politique de santé.
Une telle recommandation implique, à terme, une politique de traitement des déchets qui dépasse la question de la collecte et du tri et qui aborde la question de la valorisation. Les initiatives innovantes en ce domaine ne sont encore pas très nombreuses.
C’est également la voie que dégage la Directive européenne sur les déchets, dont l’article 1 précise qu’elle vise à protéger l’environnement et
la santé humaine."

 

LERM
Cette convergence dont vous parlez signifie au fond le dépassement  d’un certain nombre d’obstacles à la valorisation des déchets et à l’usage de matériaux recyclés…
Claire de Guiza
"Oui, ces obstacles vont se lever, et c’est à ce moment que l’existence d’une plateforme éprouvée comme Ardevie prendra tout son sens. Aujourd’hui, elle anticipe sur une situation à venir où recyclage-valorisation seront la norme. Mais revenons à votre question.

Le premier élément facilitateur est la loi : en vertu du principe pollueur-payeur, puis du régime de responsabilité élargie des producteurs, ceux-ci sont désormais contraints d’anticiper sur le devenir des déchets de leur activité et sur le destin de leurs produits arrivés en fin de vie.

La deuxième question à traiter, me semble-t-il, est celle  de l’acceptabilité publique des matériaux recyclés. Ici encore les compétences d’une plateforme comme ADEVIE sur la caractérisation et la performance environnementales du matériau recyclé sont un enjeu pour l’avenir.
Je précise ici que la valeur des travaux et de l’expertise d’une telle plateforme doit être relayée par un travail de concertation sur le risque.
Ce travail est précisément une mission du Pôle Risques. L’expérience montre que, pour rendre acceptables des matériaux alternatifs, de nombreuses oppositions doivent être assouplies puis dépassées. Le Pôle Risques développe une méthodologie et une mise en pratique de la concertation qui permet la validation  des conditions de réemploi des matériaux valorisés.


Le troisième obstacle est de nature locale : dans le Sud de la France, il n’y a pas d’injonction de recours aux ressources alternatives dans la mesure où la raréfaction des ressources naturelles n’y est pas encore sensible : il y est donc toujours plus simple d’exploiter que de valoriser."

 

LERM
Les obstacles que vous décrivez font douter de l’existence d’un marché pour les déchets valorisés, marché pourtant spécifié, par la Directive européenne, comme l’un des critères pour la sortie du statut de déchet ?
Claire de Guiza
"Votre question résume bien le point où nous nous trouvons : pour qu’il y ait un marché, il faut qu’une offre économique rencontre une demande solvable et socialement acceptable.
Socialement acceptable, la demande va le devenir, précisément par le sérieux des études préalables à la valorisation, mais également par la progressive prise de conscience générale de la nécessité de transformer les déchets en ressources alternatives.
Economique, la solution du recyclage le deviendra par la pression croissante de la contrainte règlementaire qui traduit en fait un volontarisme politique qu’on voit à l’œuvre dans le Grenelle ou dans les orientations de l’Europe vers une société dite du recyclage."

 

LERM
Quelles sont les perspectives d’ARDEVIE ?
Claire de Guiza
"A court terme, les perspectives d’ARDEVIE sont de mener des opérations innovantes et modèles ; à moyen terme, les perspectives de la plateforme sont d’être préparée à la maturité des conditions d’entrée dans une société du recyclage (durcissement du contexte réglementaire, raréfaction des ressources naturelles, protection des paysages, prise en compte de la santé environnementale, mesure du coût de l’inaction face aux problèmes…). Enfin, à long terme, mais c’est déjà demain,  il s’agit de l’inscrire dans la généralisation d’un mode de production où le coût environnemental et la fin de vie des produits sont anticipés par les outils de l’analyse du cycle de vie et de l’éco-conception."

 

En savoir plus
Le site d’ARDEVIE : www.ardevie.eu
Notre article sur ARDEVIE : ci-dessus
Notre analyse de la directive européenne sur les déchets : ci-dessus

 

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// De la démolition à la déconstruction : entretien avec Benjamin Trinel


 

 

 

 

Entretien avec Benjamin  Trinel, Ingénieur environnement et matériaux au LERM.

LERM
De quand date le concept de déconstruction ?

Benjamin Trinel
"Bien avant d’être un concept, la déconstruction a été une pratique. Elle est très ancienne et très largement répandue, ainsi le Pont de la Concorde à Paris, a été construit avec les pierres de la Bastille.
Pour notre époque, et pour revenir au concept, la circulaire du 15 février 2000, qui impose la mise en place de plans de gestions départementaux, souligne l’enjeu des déchets de chantiers du bâtiment. A partir de cette circulaire, les maîtres d’ouvrages doivent prendre en compte la gestion des déchets dans les marchés de travaux dont ils sont à l’origine.
Cet enjeu a réorienté fondamentalement l’activité de démolition, qui dès lors tend à devenir une activité de déconstruction. Dans cette approche nouvelle, les bâtiments sont considérés non comme de futurs déchets, mais comme des ressources à valoriser ; la déconstruction signifie que le bâtiment, tel que nous le connaissons, n’est qu’un moment du cycle de vie des matériaux, nous y reviendrons…
"


LERM
Quel est l’environnement règlementaire de la déconstruction ?

Benjamin Trinel
"La circulaire de février 2000 rappelle que la loi du 13 juillet 1992 a posé le principe de la limitation du stockage des déchets réservé, à partir du 1er juillet 2002, aux seuls déchets ultimes. Un principe énoncé n’est malheureusement pas forcément appliqué… Mais bref, cette disposition s’applique aussi aux déchets du BTP.
Je rappelle que « est ultime, au sens de la présente loi, un déchet, résultat ou non du traitement d’un déchet, qui est susceptible d’être traité dans les conditions techniques et économiques du moment, notamment par extraction de la part valorisable ou par réduction du caractère polluant ou dangereux ».
Les objectifs assignés par la circulaire sont les suivants : réduire à la source les déchets du BTP, conformément aux dispositions de la loi du 13 juillet 1992, et promouvoir leur valorisation et leur recyclage afin de réduire la mise en décharge, notamment par l’utilisation des matériaux recyclés dans les chantiers du BTP. La circulaire précise en outre les responsabilités de la chaîne des acteurs de l’acte de bâtir que sont les maîtres d’ouvrage, les maîtres d’œuvre, les entreprises… Le plan d’action gouvernemental 2009-2012 pour l’élimination des déchets vise l’application de cette directive en y adjoignant des objectifs définis pendant le Grenelle de l’Environnement
".

 

LERM
A propos de cette évaluation de la masse des déchets à valoriser, a-t-on une idée des volumes des gisements de matériaux de déconstruction ?

Benjamin Trinel
"Selon les chiffres 2003 de l’ADEME, en France, le secteur du BTP génère 350 millions de tonnes de déchets par an. Les seuls chantiers du bâtiment produisent plus de 31 millions de tonnes de annuels. La démolition y contribue pour 17,3 millions de tonnes, la construction neuve pour 2,3 millions de tonnes et la réhabilitation pour 11,4 millions de tonnes".

 

LERM
Existe-t-il une typologie des déchets ?

Benjamin Trinel

"Les déchets de chantiers se répartissent de la même façon que les autres déchets, à savoir :
Les déchets minéraux (inertes) tels que les bétons, les briques, les tuiles, représentent 20,3 millions de tonnes.
Les déchets non dangereux (DIB) tels que les plastiques, les métaux, les bois non traités, représentent 8,8 millions de tonnes.
Les déchets dangereux, contenant de l’amiante, du plomb, etc. sont de l’ordre de 1,6 millions de tonnes.
Les emballages, enfin représentent 300 mille tonnes de déchets.
Les déchets inertes, qui représentent 70% des déchets de démolition, sont essentiellement des déchets minéraux ou assimilables au substrat naturel non pollués, bétons (armés ou non), tuiles et céramiques, briques, verre et granulats non pollués et sans mélange, enrobés bitumineux sans goudron, isolants minéraux (laine de verre, de roche, de laitier et de verre expansé).
J’attire votre attention sur le fait que le plâtre n’est pas considéré comme un déchet inerte : en effet, la migration des sulfates solubilisés peut entraîner une réaction avec une matrice cimentaire..
La déconstruction, notamment par la qualité du tri, permet d’améliorer la qualité des déchets minéraux  et de rendre plus facile leur valorisatio
n".


LERM
En amont et en aval du tri, peux-tu nous présenter les grandes lignes de la méthodologie de la déconstruction ?

Benjamin Trinel
"Après l’analyse du site de déconstruction, l’audit des bâtiments permet d’inventorier, quantifier et qualifier les matériaux constitutifs du bâtiment et donc d’articuler en continu le chantier sur les filières locales de valorisation ou d’élimination.
Pour chaque type de déchets, les filières de valorisation possibles sont les suivantes : réemploi, valorisation matière, valorisation énergétique. S’il n’y a pas de valorisation possible, on est donc en présence de déchets ultimes. On peut alors procéder à la mise en décharges ou à l’incinération.
La déconstruction elle-même s’organise en 3 phases :
La décontamination (principalement le désamiantage), le démontage des matériaux du second œuvre (déchets non dangereux), enfin l’abattage de la structure (déchets minéraux majoritairement inertes)
".


LERM
Quelles sont les voies de valorisation des matériaux inertes ?

Benjamin Trinel
"Ces déchets représentent à eux seuls plus de trois quarts des déchets en masse. Leur valorisation est donc un enjeu très important. Convenablement triés, concassés et calibrés ils peuvent venir en substitution partielle ou totale aux granulats naturels, dont le volume d’extraction, je le mentionne, est de 400 millions de tonnes par an.
Le LERM dans une précédente Lettre d’information avait déjà proposé un dossier sur les granulats de béton recyclés, d’un point de vue normatif et technique. Je me permets d’y renvoyer le lecteur. Enfin, une grande partie des inertes peut être valorisée en techniques routières, vous abordez d’ailleurs, dans cette lettre la présentation du « Guide méthodologique d’acceptabilité de matériaux alternatifs, dont ceux issus de déchets en techniques routières », guide qui ouvre la voie à la valorisation de nombreux gisements
(lire cet article...)
".


LERM
Quelles sont, selon toi, les perspectives de la déconstruction ?

Benjamin Trinel
"La conclusion est simple : la déconstruction et la valorisation des déchets qui en est issue, vont s’intensifier, car l’environnement réglementaire le préconise et les enjeux économiques sont importants.
Une autre dimension très importante est à prendre en compte, c’est la logique de la construction elle-même. L’éco-conception des bâtiments, en soumettant le choix des matériaux employés à l’analyse de leur cycle de vie, intègre la fin de vie des structures et le recyclage des éléments constitutifs dès la phase de conception. La déconstruction est anticipée par l’éco-conception non seulement dans le choix des matériaux, mais également dans des assemblages intelligents, qui permettent une récupération et un tri aisés de ces matériaux.
La déconstruction hérite aujourd’hui d’une époque pendant laquelle la conception et la construction de bâtiments n’envisageaient pas la fin de vie des édifices. Aujourd’hui, la construction doit intégrer la fin de vie du bâtiment à savoir la déconstruction et la valorisation des déchets qui en sont issus, à travers l’éco-conception
".


LERM
En quoi un laboratoire comme le nôtre peut-il être utile dans cette démarche ?

Benjamin Trinel
"Le laboratoire peut intervenir pour conduire une analyse du cycle de vie d’un matériau, en amont donc de la construction, pour éclairer les choix des producteurs ou des concepteurs. Il peut intervenir pour positionner précisément certains dispositifs de renforcement (armatures, cables de précontrainte...), et bien évidemment caractériser les matériaux constitutifs d’une structure promise à la destruction, ce qui permet l’organisation de la déconstruction. Enfin il peut intervenir auprès de propriétaires de gisements de déchets pour les aider à trouver des voies de valorisation dans le domaine du BTP".

 

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ACTUALITES

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// Retour sur "POLLUTEC HORIZONS 2009"

Du 1er au 4 décembre dernier, nous étions présents au salon « Pollutec HORIZONS » qui battait son plein au parc des expositions de Paris Nord.


Notre exposition située sur le stand collectif de la région PACA fut remarquée dès le premier jour par... l’absence de notre stand, oublié puis perdu au dépôt par notre transporteur.  Mais dès l’arrivée, en urgence, de nos couleurs, en fin de journée, une fois le stand monté et éclairé, Pollutec avait vraiment démarré.

Avec plus de 70 nouvelles rencontres porteuses, ajoutées aux nombreuses visites de nos clients, partenaires et sympathisants, l’édition 2009 fut un franc succès pour le LERM. Bien identifié en amont par nos visiteurs(ses), le salon s’est surtout déroulé sur les deux jours centraux de la semaine.

L’aspect international de cette édition 2009 fut confirmé par nos équipes d’ingénieurs, et par nos nouvelles relations avec des entreprises et collectivités des Pays-Bas, Allemagne, Belgique, Miami, Guatemala, Cameroun, Brésil… par la visite, également, de nos voisins marocains et nos concitoyens martiniquais. Oui, 2010 sera donc une année haute en couleurs avec ces contacts très prometteurs.

Les phases plus calmes du premier jour et du dernier jour, c’était aussi l’occasion pour nos ingénieurs arlésiens et parisiens de partager des bons moments en équipe.
Globalement, cette édition « compacte » de Pollutec fut très positive en termes d’exposants et de visiteurs. « Nous avons bien senti les effets d’un reprise face au stand-by du marché qui dure depuis quelques mois. Les budgets auparavant gelés se réchauffent progressivement, nous avons été consultés puis appelés sur de nouveaux projets en très peu de temps. Pollutec a aussi boosté cette reprise pour le pôle Matériaux & Environnement du LERM », nous confie Isabelle Moulin, Responsable de ce pôle.

Pollutec fut aussi l’occasion de montrer au petit monde de l’Environnement la nouvelle identité de la plate-forme « ARDEVIE », le centre de recherches et d’expertise sur les déchets et matériaux : « traiter, valoriser, innover » scande l’accroche de la plaquette et du site  fraichement créés pour l’occasion.

Avec de nombreuses références et un réseau scientifique expérimenté, « ARDEVIE » est le fruit d’une volonté de l’INERIS, du CEREGE et du LERM d’associer leurs compétences et leurs matériels sur la thématique du traitement et de la valorisation des déchets comme de l’innovation pour les industriels, collectivités, institutions…. Longue vie pour « ARDEVIE » !

 

 

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// La nouvelle carte de voeux du LERM, séduit et fait du bruit.

Comme chaque année, nous sommes agréablement touchés par la reconnaissance et les bonnes appréciations autour de la carte de voeux que le LERM vous adresse. Et celle de 2010 ne déroge pas à ce qui ressemblerait à une règle ? En effet, vous étiez nombreux à nous signifier votre appréciation favorable, durant ces premiers jours enneigés de Janvier.
Vous pourrez la voir dans le prochain numéro de "Béton[s] le Magazine" en complément de notre article sur "Les béton frais" écrit conjointement par
Christophe Carde et Emmanuel Perin, ingénieurs au LERM. A suivre, notre second article sur les "bétons durcis", en Mars.

Ci-dessous, voici l'occasion une fois de plus de vous souhaiter nos meilleurs voeux pour cette pétillante année 2010.

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// Environnement & Technique : La performance énergétique des Bâtiments.

A découvrir dans le dernier numéro d'"Environnement & Techniques", le dossier technique qui saura trouver votre intérêt, si vous n'êtes pas déjà abonnés à la revue phare du secteur.

Cliquez pour décoyuvrir un aperçu
la version online du magazine : www.pro-envrionnement.com

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// Actualités du colloque « Concevoir et Construire en BFUP »

Le LERM était présent au congrès sur les BFUP organisé par l'Association Française de Génie Civil. Il s’est tenu les 17 et 18 Novembre 2009 à Marseille
sur le thème : "Concevoir et Construire en BFUP : Etat de l'art et Perspectives". Ces deux jours, conçus par le groupe BEFUP de l’AFGC, groupe animé par Jacques Resplendino, ont permis de faire le point sur l’histoire des BFUP et de leurs emplois décisifs, de voir le panorama de leurs usages contemporains et d’appréhender les perspectives du développement de leur utilisation, tant dans le domaine de la conception que dans celui du renforcement ou de la réparation des ouvrages.
Pour ceux qui n’ont pu y assister, les Actes publiés par l’AFGC (un document papier  et un CD) garderont trace de cette importante rencontre qui signe l’entrée de ce béton dans les usages architecturaux.

Après une partie qui rappelle les caractéristiques et les performances de ce béton, les nouvelles possibilités architecturales qu’il ouvre sont passées en revue par des exemples d’ouvrages réalisés aux quatre coins du monde.
Est ensuite abordée la contribution de ce béton aux composants innovants pour le bâtiment ou le génie civil (éléments préfabriqués, résilles, poutres, poteaux, etc).  La partie suivante explore la contribution des BFUP au renforcement et à la réparation des ouvrages.
Après une session consacrée aux retours d’expérience et aux acquis récents sur les BEFUP, la mise à jour des recommandations,  dont la première édition datait de 2002, est présentée ; les nouvelles recommandations  paraîtront dans le courant de l’année 2010.
Enfin, la dernière partie des Actes place les BFUP dans la perspective du développement durable, en rassemblant les données qui concernent leur impact environnemental et en prenant en compte leur exceptionnelle durabilité.

AFGC (Association Française de Génie Civil)

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norme_nf

// Actualité normative : Le fascicule FD P 18-011 en conformité avec la norme NF EN 206-1

Le fascicule FD P 18-011 : Béton - Définition et classification des environnements chimiquement agressifs (décembre 2009), vient de paraître.
Il s’agit d’un complément d’information normatif important : ce fascicule remplace la précédente édition qui datait de 1992. Cette mise à jour
met le fascicule en conformité avec la norme NF 206-1 qui était parue entre temps (2004), ainsi qu’avec les normes plus récentes qui lui sont associées.

Ce document qui est destiné aux prescripteurs, aux fabricants et aux utilisateurs de bétons de structures courantes complète la définition des environnements chimiquement agressifs les plus courants (liquides, gazeux et solides) que rencontrent les bétons, qu’ils soient non armés, armés et précontraints.
Il fournit des recommandations pour la durabilité des bétons fondées sur les normes en vigueur, ainsi que sur l’état de l’art.
Après le rappel des définitions des environnements agressifs et de leurs modes d’action sur les bétons, la partie 6 du document qui dresse une classification des environnements chimiquement agressifs et la met en regard des classes d’agressivité de la norme NF EN 206-1, fournit des recommandations pour
le choix des ciments et des additions adaptés aux bétons destinés à ces environnements.
Dans la dernière partie (7), sont abordées les recommandations pour la formulation et la fabrication des bétons, à l’exclusion des produits manufacturés couverts par des normes spécifiques.

C’est à la fin de cette partie qu’est traité le cas particulier des formulations de bétons spécialement étudiées pour résister à certaines agressions chimiques : une formulation spéciale (non strictement conforme aux exigences de NF 206-1 et du présent fascicule) peut être utilisée sur la base d’une méthode de conception performantielle comprenant des essais représentatifs (cf 5.3.3 de la norme NF EN 206-1).
Ces cas particuliers doivent faire l’objet d’un suivi qualité appliqué à l’ouvrage considéré, qui doit apporter l’assurance que la formulation mise en œuvre présente des performances équivalentes à celles obtenues lors de l’étude de qualification

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env_hebdo

// L'environnement en veille ? Et en kiosques !

En janvier 2009, Environnement Magazine lance Environnement Magazine Hebdo, la veille économique et technique des éco-décideurs, consacrée au green business et au développement durable. Cet hebdomadaire multisectoriel (énergie, eau, déchets, air, sols pollués...) offre :

  • une veille économique et stratégique sur l’environnement :
    • les analyses financières : filières émergentes, stratégies des éco-industries...,
    • les infos de marché : fusions acquisitions, investissements, développements sectoriels,
    • les stratégies de développement durable,
    • les appels à projets, les financements, la réglementation européenne
  • et une synthèse pointue sur les innovations techniques :
    • les nouveaux procédés ou technologies issus d’entreprises ou de laboratoires,
    • la sélection des brevets publiés au BOPI,
    • le suivi des projets de R & D,
    • les partenariats stratégiques.

le site de la revue : http://www.environnement-magazine.fr/


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arles_innondation

// Actes du colloque ERINOH : "Etat d’avancement des recherches sur l’érosion interne dans les digues et les barrages" s’est tenu à Arles

L’érosion interne des sols est un mal sournois qui affecte de nombreux digues et barrages en France et dans le monde, provoquant des ruptures parfois catastrophiques.

En 2005, une dizaine d’équipes françaises de recherche ou d’ingénierie  s’est mobilisée pour construire un projet de R&D visant à mieux connaître, détecter et traiter cette pathologie. Baptisé "ERINOH" (pour Erosion Interne dans les Ouvrages Hydrauliques) et labellisé par le Pôle de Compétitivité "Gestion des Risques et Vulnérabilité des Territoires", ce projet  a pris une envergure européenne et va se prolonger au moins jusqu’en 2011.

Le Colloque d’Arles s’est tenu dans une région particulièrement exposée aux risques d’inondation et qui, suite aux crues traumatisantes successives que nous avons connues,  se fédère autour du « Plan Rhône » et de son programme de renforcement ou de réaménagement de digues.

Après une matinée introductive au cours de laquelle ont été présentées les évolutions récentes de la réglementation française sur la sécurité des ouvrages hydrauliques, cette journée a permis de faire le point sur l’avancement du projet ERINOH.
L’IREX" vient de rendre disponible un CD qui rassemble les communications de cette journée.

Les quais du Rhône à Arles, lors de la crue de Décembre 2003

le site de l'IREX : http://www.irex.asso.fr/

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// Actualité documenatire : "Technique routière"


etude_cimbetonParution : Etude comparative, en technique routière.
Traitement des sols vs Emprunts granulaires. CIMBETON, Collection technique (T 30), 76 pages, oct. 2009.
Pour construire des routes ou tout autre aménagement d'aires de déplacement, il faut réaliser au préalable une couche structurelle qu'on appelle une "couche de forme". Cette réalisation passe par des travaux de terrassement et de nivellement qui peuvent faire appel à deux techniques : la technique des emprunts granulaires et la technique du traitement des sols en place aux liants hydrauliques.
Chacune de ces techniques présente des avantages et des inconvénients liés à la particularité du chantier concerné.
En novembre 2009, CIMBETON a rendu disponible un document technique qui présente une méthode graphique permettant l'évaluation et la comparaison des coûts en énergie et en émission de CO2 des deux techniques.
Permettant à l'utilisateur d'entrée les données liées aux conditions locales de son projet, elle lui permet de comparer les techniques et de décider de la plus adaptée à l'économie de son projet.

Télécharger le document

 


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AGENDA

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// Journées Techniques "Routes 2010" du LCPC

LCPC-Info-Routes, 02/02/2010 - 03/02/2010


Les Journées Techniques Routes 2010, se tiendront mardi 2 et mercredi 3 février 2010 à la Cité Internationale des Congrès de Nantes.

La structure du programme de l’édition 2010, en cours de finalisation, sera similaire à celles des éditions antérieures :

Vous pouvez retrouver les programmes, ainsi que les visuels des présentations, sur le site web du LCPC (http://www.lcpc.fr/fr/sources/seminaires/2009_jtr/index.dml).

Comme ce fut déjà le cas en 2008 et 2009, ces Journées Techniques Routes 2010 seront totalement ouvertes aux administrations (d’Etat ou de collectivités locales), aux maîtrises d’ouvrage et maîtrises d’oeuvre publiques et privées, à tous les organismes scientifiques et techniques, aux sociétés d’ingénierie et aux sociétés industrielles, à la presse professionnelle spécialisée, et, d’une façon générale, à tous les acteurs publics ou privés, industriels ou scientifiques, français et européens, du système de transport terrestre.


Consultez l'annonce des JTR 2010

Vous recevrez dans le courant du mois de décembre un programme détaillé de ces journées, ainsi que toute information pratique sur leur organisation matérielle et sur les modalités d’inscription. Ces informations seront également accessibles sur un site web dédié http://heberge.lcpc.fr/jtr2010/

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// RILEM Spring meetings 2010, Cachan, France

Du 15 au 16 Mars prochain, à Cachan, se tiendra la réunion annuelle de printemps, de la RILEM
(Réunion Internationale des Laboratoires et Experts des Matériaux, systèmes de construction et ouvrages).

Source de l'information
Consulter le site du RILEM

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// 3ème édition de BaTICeco

La 3ème édition de BaTICeco, se tiendra les 28 et 29 janvier 2010 - AGORA Einstein - Sophia Antipolis

Les rencontres professionnelles s'articuleront autour des 4 thèmes suivants :
- Comment concevoir un bâtiment durable ?
- Comment construire proprement un bâtiment durable ?
- Comment gérer et exploiter intelligemment un ou plusieurs bâtiments ?
- Comment rénover et démanteler un bâtiment existant ?
Avec la loi Grenelle, les enjeux environnementaux actuels et l’intégration croissante des nouvelles technologies,
les métiers de la conception, de la construction durable et de l’exploitation du bâtiment évoluent.

http://www.baticeco-agora.com/

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// Intersol' 2010 : Le sol est-il un déchet ?

Pour sa 9ème édition, le congrès international sur les sols, les sédiments et l'eau "INTERSOL' PARIS 2010",
se tiendra les 16, 17 et 18 Mars prochain à l'Agence de développement du Val-de-Marne.

le site de l'événement
Programme des conférences

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logo_anr

// Dates de dépôt des appels à projets pour ECOTECH : 25 Février 2010

Programme Production Durable et Technologies de l'Environnement (ECOTECH)
Le programme ECOTECH couvre l'ensemble des technologies de l'environnement centrées sur la réduction à la source, le traitement et la mesure des émissions polluantes d'origines industrielles,  urbaines et agricoles. L'objectif général de ce programme est de favoriser l'émergence et la diffusion de technologies ou de services innovants par un effort ciblé de recherche sur différents types de verrous qui peuvent être technologiques mais aussi organisationnels, réglementaires, économiques et sociaux. Tous les milieux de l'environnement sont considérés par le programme (eau, air, sol, littoral, etc.).
Cet appel à projets est ouvert :

  • à des projets de recherche partenariale rassemblant organisme de recherche/entreprise. Il pourra s'agir de recherche industrielle ou de recherche fondamentale sur des concepts très innovants plus loin du marché. 
  • à des projets de recherche plus fondamentale pour amener à des ruptures technologiques ou organisationnelles importantes sans nécessairement de partenariat avec une entreprise.

Le programme ECOTECH de l'ANR est lancé en étroite coordination avec l'appel à projets ECO-INDUSTRIE  cofinancé par la DGCIS, l'ADEME et OSEO des projets de développement industriels et de démonstration. Veuillez consultez le lien ci-dessous afin d'en savoir plus.

Source: site de l'ANR / Programme ECOTECH

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conserbati

// Colloque "CONSERBATI 2010" : Rendez-vous du patrimoine bâti, et publication des experts du LERM

Parrainé par l’AUGC, l’école polytechnique de l’Université d’Orléans organise un colloque national sur le thème de la conservation du patrimoine bâti.
Ce colloque scientifique, organisé à Orléans les 1 et 2 avril 2010, vise à rassembler les acteurs concernés par la conservation du patrimoine bâti : chercheurs, architectes, ingénieurs, industriels, maîtres d’ouvrages, afin d’échanger leurs connaissances et expériences.

Durant ces deux journées, le LERM fera deux présentations, sur des sujets propres à des édifices prestigieux situés sur le grand pourtour méditerranéen… Nous vous invitons donc à vous y inscrire afin de découvrir ces sujets !

le site de l'événement : http://www.univ-orleans.fr/conserbati2010/index.html

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NOS METIERS

Connaissez-vous les métiers du LERM ? Cliquez sur votre secteur d'activité / une prestation afin d'en savoir plus.


BTP / GENIE CIVIL


ENVIRONNEMENT

PATRIMOINE BÂTI
Contrôle & caractérisation Contrôle & caractérisation Contrôle
Etudes & diagnostics Etudes & diagnostics Etudes & diagnostics
Recherche & Innovation Recherche & Innovation Recherche & Innovation

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Merci de votre attention. La prochaine newsletter paraîtra en Avril 2010.

LERM-Infos

Directeur de la publication : Bernard Quénée
Coordinateur scientifique : Gilles Martinet
Rédacteur en chef : Philippe Souchu
Web designer : Alexandre Mazzocco

 

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LERM - Siège social et Laboratoires
Laboratoire d'Etudes et de Recherches sur les Matériaux
23, rue de la Madeleine - BP 60 136 - 13631 Arles cedex - France
Tel : +33 (0)4 90 18 30 30 - Fax : +33 (0)4 90 96 25 27
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